Du fantasme à la réalité : 7 questions avant de franchir le pas
Certains fantasmes sont faits pour rester dans notre imagination. D’autres éveillent suffisamment notre curiosité pour qu’un jour une question apparaisse : et si je le réalisais vraiment ?
Passer du fantasme à la réalité peut être une expérience excitante, enrichissante ou simplement permettre de mieux se connaître. Mais une situation imaginée et une expérience réellement vécue sont deux choses très différentes.
Dans notre imagination, nous contrôlons le scénario. Dans la réalité interviennent nos émotions, celles des autres, nos limites et parfois des réactions que nous n’avions pas anticipées.
Avant de réaliser un fantasme, prendre le temps de réfléchir ne retire rien à la spontanéité. Cela permet surtout de savoir ce que l’on souhaite vraiment.
Voici 7 questions essentielles à se poser avant de franchir le pas.
1. Est-ce que j’ai réellement envie de vivre ce fantasme ?
C’est probablement la première question à se poser.
Un fantasme peut être très excitant lorsqu’il reste imaginaire et perdre tout son intérêt lorsqu’on envisage concrètement de le réaliser.
Et c’est parfaitement normal.
Essayez de distinguer :
« J’aime imaginer cette situation »
de :
« J’aimerais réellement vivre cette situation. »
Il n’est pas nécessaire de transformer chaque fantasme en expérience.
Certaines choses nous attirent justement parce qu’elles appartiennent à notre imagination.
Posez-vous également une autre question :
Si personne ne me proposait cette expérience, aurais-je quand même envie de la vivre ?
La réponse permet parfois de distinguer une véritable envie d’une décision influencée par les attentes d’une autre personne.
2. Qu’est-ce qui m’attire réellement dans ce fantasme ?
Nous pouvons être attirés par un scénario sans savoir immédiatement pourquoi.
Prenons une personne qui fantasme sur une expérience dans un lieu inhabituel.
Ce qui l’attire peut être le lieu lui-même.
Mais cela peut également être :
- la nouveauté ;
- l’adrénaline ;
- le sentiment de transgression ;
- la spontanéité ;
- le fait de sortir de la routine.
Comprendre le désir derrière le scénario permet parfois de découvrir qu’il existe plusieurs manières de satisfaire cette envie.
Et certaines peuvent être plus simples, plus sûres ou davantage compatibles avec les limites de chacun.
3. Quelles sont mes limites ?
Nous savons souvent ce que nous voulons.
Nous réfléchissons moins souvent à ce que nous ne voulons pas.
Pourtant, définir ses limites avant une expérience est essentiel.
Vous pouvez distinguer trois zones.
🟢 Ce que je souhaite
Ce sont les éléments qui vous attirent réellement et avec lesquels vous êtes à l’aise.
🟠 Ce que je ne sais pas encore
Vous êtes curieux, mais vous préférez avancer progressivement.
🔴 Ce que je ne veux pas
Ce sont vos limites.
Et une limite n’a pas besoin d’être justifiée.
« Je ne veux pas » est une réponse suffisante.
Il est également possible de découvrir une limite pendant l’expérience.
Avoir initialement accepté quelque chose ne vous oblige jamais à continuer.
4. Est-ce que toutes les personnes concernées en ont réellement envie ?
Lorsqu’un fantasme implique une autre personne, son envie compte exactement autant que la vôtre.
Le consentement ne consiste pas uniquement à obtenir un « oui ».
Il faut que ce oui soit donné librement, sans pression et avec suffisamment d’informations sur ce qui est envisagé.
Un partenaire qui accepte uniquement par peur de vous perdre, de vous décevoir ou de provoquer une dispute n’exprime pas une envie dans de bonnes conditions.
Soyez également attentif aux réponses hésitantes.
« Je ne sais pas » n’est pas un oui.
« Peut-être » n’est pas automatiquement un oui.
L’absence de refus n’est pas un oui.
L’objectif n’est pas de convaincre l’autre.
L’idéal est que les personnes concernées puissent réellement penser :
« J’ai envie d’essayer. »
5. Avons-nous parlé précisément de ce que nous imaginons ?
Partager le même fantasme ne signifie pas nécessairement imaginer la même expérience.
Un simple mot peut recouvrir énormément de scénarios différents.
Avant de passer à la réalité, il est donc important d’en parler concrètement.
Vous pouvez demander :
Qu’aimerais-tu exactement ?
Qu’est-ce qui t’attire le plus ?
Qu’est-ce que tu ne veux absolument pas ?
Qu’est-ce qui te ferait arrêter ?
Y a-t-il quelque chose qui t’inquiète ?
Ces conversations peuvent sembler très rationnelles pour quelque chose d’aussi spontané qu’un fantasme.
Mais elles créent justement la confiance nécessaire pour pouvoir ensuite profiter du moment.
6. Comment ferons-nous si quelqu’un veut arrêter ?
Cette question doit idéalement être réglée avant l’expérience.
Tout le monde doit pouvoir arrêter immédiatement.
Dans beaucoup de situations, un simple :
« Stop »
suffit.
Pour certaines expériences plus complexes, les personnes peuvent également convenir à l’avance d’un mot ou d’un signal particulièrement clair.
Mais la règle fondamentale reste la même :
un consentement peut être retiré à tout moment.
Même si vous aviez accepté cinq minutes auparavant.
Même si vous aviez proposé l’idée.
Même si vous aviez déjà vécu cette expérience auparavant.
Même si l’autre personne est déçue.
Changer d’avis fait partie de votre liberté.
Et savoir que l’on peut réellement arrêter rend souvent l’expérience beaucoup plus rassurante.
7. Sommes-nous prêts à parler de ce que nous ressentirons après ?
Nous réfléchissons énormément à l’avant.
Beaucoup moins à l’après.
Pourtant, une expérience peut provoquer des émotions inattendues.
Excitation.
Joie.
Complicité.
Mais parfois également gêne, jalousie, doute ou simplement une impression différente de ce que l’on imaginait.
Cela ne signifie pas nécessairement que l’expérience était une erreur.
Nos émotions sont parfois difficiles à prévoir.
Après avoir réalisé un fantasme, il peut être utile de prendre un moment pour demander :
« Comment tu te sens ? »
« Est-ce que tu as aimé ? »
« Est-ce qu’il y a quelque chose qui t’a mis mal à l’aise ? »
« Est-ce que tu aimerais recommencer ? »
Cette discussion permet de transformer l’expérience en quelque chose dont on peut réellement apprendre.
Et si la réalité n’est pas aussi bien que le fantasme ?
Cela peut arriver.
Dans notre imagination, tout se déroule exactement comme nous le souhaitons.
Il n’y a pas de maladresse.
Pas de problème logistique.
Pas de moment étrange.
Et personne ne réagit différemment de ce que nous avions imaginé.
La réalité est forcément moins contrôlable.
Vous pouvez donc réaliser un fantasme que vous imaginiez depuis des années et finalement penser :
« C’était intéressant… mais je préfère l’imaginer. »
Ce n’est pas un échec.
Vous venez simplement d’apprendre quelque chose sur vous-même.
À l’inverse, vous pouvez découvrir une expérience qui vous plaît beaucoup plus que prévu.
Peut-on commencer progressivement ?
Bien sûr.
Entre imaginer un fantasme et le réaliser complètement, il existe souvent de nombreuses étapes.
Vous pouvez commencer par en parler.
Puis décrire ce que chacun imagine.
Éventuellement explorer une version beaucoup plus légère du scénario.
Puis décider ensemble si vous souhaitez aller plus loin.
Il n’existe aucune obligation de tout essayer immédiatement.
La curiosité n’impose pas la précipitation.
Quand vaut-il mieux renoncer ?
Certaines situations doivent inciter à ne pas poursuivre.
Si vous vous sentez sous pression.
Si vous avez peur de dire non.
Si l’autre personne ignore vos limites.
Si quelqu’un cherche constamment à renégocier votre refus.
Si vous devez être fortement alcoolisé ou sous l’influence d’une substance pour trouver le courage d’accepter.
Ou simplement si quelque chose vous met mal à l’aise sans que vous sachiez exactement pourquoi.
Vous avez toujours le droit de renoncer.
Même au dernier moment.
Réaliser un fantasme n’est jamais une obligation
Notre société parle parfois des fantasmes comme d’une liste d’expériences qu’il faudrait absolument accomplir.
Pourtant, il n’existe aucun tableau à compléter.
Vous pouvez avoir énormément de fantasmes et n’en réaliser presque aucun.
Vous pouvez également découvrir certaines envies avec une personne de confiance.
Les deux choix sont parfaitement légitimes.
L’objectif n’est pas d’accumuler les expériences.
Il est de pouvoir vivre son intimité d’une manière qui correspond réellement à ses envies et à ses limites.
FantasMeet : une envie commune n’est que le début
Trouver quelqu’un qui partage l’un de vos fantasmes peut faciliter énormément la première conversation.
C’est justement l’idée de FantasMeet : permettre à des adultes de découvrir des personnes avec lesquelles certaines envies sont communes.
Mais un fantasme compatible ne signifie jamais :
« Nous devons le réaliser ensemble. »
Il signifie simplement :
« Nous avons quelque chose dont nous pouvons parler. »
La confiance, l’attirance, le respect des limites et le consentement viennent ensuite.
Car passer du fantasme à la réalité devrait toujours commencer par une chose très simple :
être certain que chacun a réellement envie d’être là.
Découvrez sur FantasMeet des personnes qui partagent vos envies, puis prenez le temps de découvrir celles que vous aurez réellement envie de partager.